Yohan Cabaye a très vite été adopté par St James’Park. Il faut dire qu’en Angleterre, la meilleure façon de conquérir les cœurs est de se montrer lors des grands rendez-vous et de faire preuve d’un très grand engagement pendant 90 minutes.
L’ancien lillois a donc déjà offert à son public quelques belles cisailles, histoire de faire oublier les soirées coupe-coupe orchestrée par Joey Barton parti bastonné ailleurs, et a agrémenté ces gestes à la limite de la régularité d’instants merveilleux comme le soir où il a assommé Manchester United en déposant un coup franc dans la lucarne d’Anders Lindegaard.
En conséquence, son nom est chanté « Everyone Knows His Name, Yohan, Yohan Cabaye ! » (CF. vidéos en fin d’article) sur cet air réservé encore il y a quelques années au Belge Philippe Albert ou plus récemment à Laurent Robert.
Bien intégré dans la vie de tous les jours, Cabaye apprécie cette ville qui touche presque l’Écosse. Il s’y promène régulièrement incognito et fait beaucoup d’effort pour apprendre à parler anglais.
D’ailleurs, apprendre la langue de Shakespeare dans le Tyneside est un sacré défi.
On peut dire qu’à cet égard, l’international français n’est pas complètement dépaysé, lui qui est un Chti pure souche.
La comparaison est plutôt appropriée : le Geordie n’est pas qu’un dialecte, c’est un accent anglais absolument incompréhensible (CF. Vidéo en fin d’article). Imaginez un joueur étranger qui doit apprendre le français dans le Nord à travers une des variantes du picard…
Sting, Mark Knopfler, Bryan Ferry ont fait le nécessaire pour le gommer. Brian Johnson s’en est accommodé. Chris Waddle, Bobby Robson ou Paul Gascoigne ont bien fait rigoler tout comme la chanteuse Cheryl Cole, apparemment virée du jury de la version américaine d’X Factor pour son accent.
Que le milieu des Magpies se rassure : le Geordie reste un des accents favoris de l’Angleterre et on dit même qu’il s’y répand.
Au fait, Yohan, comment dit-on « nig’doule » (imbécile affectueux dans le Nord Pas-de-Calais) en Geordie ?