Impulsif, mercenaire, pas affable pour un sous, voilà en quelques mots la réputation que traîne Jérôme Leroy. De quoi contenter les mordus de la polémique qui absorbent avec délice la moindre rosserie assénée par Pierre Ménès, heureusement tempérée par Elie Baup.

L’ « invité exceptionnel » de l’émission dominicale qui permet de revoir peinard tous les buts de la journée de Ligue 1, n’a pas laissé aux chiens de quoi ronger.

Le rennais n’est pas bavard mais la concision de ses réponses coïncide parfaitement avec les questions qu’on lui pose.

A l’heure où les footballeurs revendiquent une sélection en équipe nationale pour le seul motif d’avoir réalisé trois matchs corrects en championnat, Leroy réfute l’idée que le maillot bleu ne l’ait jamais intéressé mais estime simplement ne pas en avoir eu le niveau. Un mélange entre humilité et lucidité pour celui qui aurait eu bien du mal à rivaliser avec Zinedine Zidane. Comment lui en tenir rancune…

S’il a décidé de faire durer le plaisir du côté de Rennes où il entame une quatrième saison, c’est justement pour ce mot : plaisir. Un plaisir dont il sait qu’il se perd aujourd’hui depuis que les petits préfèrent la télévision et la starification imbécile et obscène, au foot qu’on pratique sur les espaces verts ou en bas des immeubles. Un plaisir qu’il trouve aussi, bien qu’il soit amoché par l’obligation de résultats.

Pourtant, c’est sans verve que Jérôme Leroy livre sa réflexion.

Si on lui demande s’il est capable de coup de sang, loin de fanfaronner, il répond sincèrement que non, même si tout le monde connait le bonhomme et son aptitude à ne pas se laisser marcher sur les pieds.

Mais à 35 ans, Leroy n’est pas dans une posture. En plus du souci de travailler ses points faibles (de son propre aveu la puissance et la vitesse), ce qui l’importe c’est d’évoluer dans une équipe qui joue bien au ballon. Et on peut dire qu’il est de ceux qui ont compris l’essentiel : donner de la lumière au jeu.

 

 

Commenter

 

Votre adresse mail ne sera pas visible.